CLUB ESCAPADES Caen

Tout savoir sur le virus du sida

Le Sida est une maladie grave dont le virus VIH est responsable. Sida, veut dire : Syndrome (ensemble de signes qui caractérisent une maladie), Immuno Déficience (les défenses de l’organisme sont affaiblies), Acquise (rencontrée au cours de la vie).

Le VIH : Le virus responsable du sida s’appelle le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH ; HIV en anglais). Le VIH se transmet par voie sexuelle, sanguine et de la mère à l’enfant. Il détruit les lymphocytes T4 (cellules du système immunitaire - les défenses naturelles du corps contre les maladies).

Etre séronégatif(-ve) : Il n’y a pas de virus VIH dans le corps.

Etre séropositif(-ve) : Quelques semaines après la contamination par le VIH, on devient séropositif. L’infection par le VIH a la particularité de pouvoir rester invisible ou inapparente plusieurs années. Dès la contamination, les personnes séropositives peuvent transmettre le virus, mais ne présentent aucun signe apparent de la maladie. Le seul moyen de savoir si on est séropositif au VIH est de faire un test de dépistage.


La trithérapie : Traitement à l’aide de trois médicaments. Le traitement contre le VIH est souvent appelé trithérapie car il comporte généralement trois (et parfois plus) médicaments anti-VIH.



Pour s'informer, pour en parler, pour avoir une adresse de consultation, vous pouvez contacter la délégation AIDES la plus proche de chez vous.

 


Un test rapide pour dépister le sida en 2009                                             

Par LEXPRESS.fr, publié le 20/11/2008

Aides lancera, courant 2009, une campagne de dépistage rapide du sida menée par des volontaires de l'association. Le but est de sensibiliser une grande partie de la population qui ignore encore sa séropositivité. Des tests de dépistage rapide du sida, permettant de savoir en une demi-heure si on est contaminé ou pas, vont être expérimentés en France auprès d'un millier d'homosexuels par des bénévoles de l'association Aides, dans le cadre d'un programme de recherche.


Lors d'une conférence de presse à Paris, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a rappelé que malgré cinq millions de dépistage par an "des dizaines de milliers de personnes ignorent leur séropositivité". De fait, selon les estimations, quelque 36000 personnes séropositives n'ont pas connaissance de leur infection ou ne se font pas suivre médicalement, et un tiers des séropositifs sont dépistés à un stade avancé de l'infection, rendant l'efficacité du traitement plus aléatoire.

Des tests réalisés par des volontaires


La loi française ne reconnaît pas le droit à des acteurs non médicaux de réaliser des tests de dépistage, mais la Haute autorité de santé a estimé le mois dernier que les tests rapides constituaient "un outil complémentaire intéressant au modèle classique de dépistage" et proposé la mise en place de projets de recherche "comportant une évaluation structurée".


L'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) lance une étude sur le dépistage, coordonnée par le Pr Yazdan Yazdanpanah, qui doit évaluer sur deux ans la pertinence de tests rapides non-médicalisés dans la communauté homosexuelle, avec l'association Aides.


Un millier de tests

Les villes cibles sont Montpellier, puis Lille (février 2009), Bordeaux (avril 2009) et Paris (début du deuxième semestre 2009). Au total, un millier de tests y seront effectués par un simple prélèvement de sang au doigt, comme pour les diabétiques. La fiabilité des tests, limitée dans les trois premiers mois après la contamination, devient très comparable ensuite à celle des tests médicaux classiques, selon le Pr Yazdanpanah.


Toute séropositivité découverte par le test rapide devra en tout état de cause être confirmée par un test classique, administré par un personnel médical.

Le test rapide sera suivi par une action de soutien et de conseils de prévention de la part des associations. "L'accompagnement et l'écoute, on le fait depuis 25 ans", a noté Bruno Spire, chercheur à l'Inserm et président de Aides, pour qui cette expérimentation devrait prouver que "les profanes de Aides sont capables d'attirer les personnes vers plus de prévention, et de les accompagner". Pour lui, cela permettra aussi aux chercheurs de "mieux comprendre les besoins de ceux qui sont exposés".


L'ANRS va aussi lancer toute une gamme d'études sur la prévention et le dépistage du sida, notamment sur l'utilisation des tests rapides dans les services d'urgence des hôpitaux.

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